| Introduction :Les endocardites à hémocultures négatives(EIHN) posent un problème de stratégie diagnostique et thérapeutique et restent corrélées à un mauvais pronostic à court terme
Patients et méthodes :C’est une étude rétrospective durant la période 2001-2005.Sont inclus 225 patients, ayant une endocardite probable ou certaine selon les critères de Duke .Une analyse comparative des différents paramètres cliniques, echocardiographiques, thérapeutiques et pronostiques a été réalisée entre les patients hospitalisés pour endocardite à hémocultures négatives(EHN) et positives(EHP).Résultats :107 cas (47.6%) ont été considérés comme des EHN et 111 (49.3%) comme EHP.Les caractéristiques démographiques, la cardiopathie sous jacente, la présentation clinique, les paramètres biologiques étaient comparables dans les deux groupes.L’échocardiographie a été d’un grand intérêt diagnostique en montrant des lésions évocatrices chez 82.2% des patients avec EHN.L’antibiothérapie, associant essentiellement une bétalactamine à un aminoside a été de durés identique dans les deux groupes. Cette étude comparative nous montre que le changement d’antibiothérapie était moins nécessaire au cours des EHN, celles-ci sont plus pourvoyeuses d’insuffisance cardiaque et de mortalité (17.6% vs 13.3%) sans qu’elle soit statistiquement significative. Le recours à la chirurgie précoce était identique pour les deux groupes, les complications emboliques et la récidive étaient identiques pour les 2 groupes. Conclusion :L’échographie cardiaque est d’un grand apport diagnostique chez les patients suspect d’EHN. Mais malgré l’absence d’identification de germe de pronostic parait plus grave que les EHP.
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