| INTRODUCTION :
L’anémie du post-partum est une pathologie qui touche 4 à 27% des accouchées.
But :
Déterminer le profil clinique et épidémiologique de ces patientes et d’évaluer notre pratique clinique.
MATERIEL ET METHODES :
Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 1531 femmes ayant accouché dans notre service entre le 30 juin et le 31 décembre 2008. Tous les dossiers des patientes ayant un taux d’hémoglobine inférieur à 9 g/dl dans le post-partum immédiat (48 heures après l’accouchement) ont été revus soit 50 patientes (3,2% des accouchées). L’analyse a porté sur les paramètres épidémiologiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques. Le logiciel SPSS a été utilisée pour l’analyse statistique.
RESULTATS :
L’âge moyen des patientes a été de 30,7 ± 5,5, la gestité moyenne de 2,64 et la parité moyenne de 2,44. 52 % des patientes avaient un groupe sanguin O rhésus positif. Sur 50 patientes, 16 (32%) ont présenté une anémie du post-partum en rapport avec une déglobulisation lors de l’accouchement. La perte moyenne en hémoglobine, dans ce groupe, a été de 3,29 ± 1,49 g/dl. Dans ce cas, l’accouchement avait eu lieu par voie basse dans 56,3 % des cas, de façon instrumentale dans 18,8% des cas et par césarienne dans 25% des cas (toutes réalisées en urgence). Les 34 autres patientes (68%) avaient une anémie dès le pré-partum avec un taux d’hémoglobine moyen de 8,33 g/dl ± 0,96. Il s’agissait dans la grande majorité des cas d’une anémie ferriprive (98%) et dans un cas (2%) d’une drépanocytose. La perte moyenne en hémoglobine dans ce groupe a été de 0,7±0,3 g/dl. Nous avons eu recours à la transfusion dans 3 cas.
CONCLUSION :
La quantification clinique et biologique des pertes sanguine lors d’un accouchement doit être intégrée de façon systématique dans la prise en charge du péripartum. La prévention par le traitement martial en pré-partum est impérative afin d’assurer à nos patientes un capital sérique satisfaisant.
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